A vos agendas !
Chers lecteurs,
A ceux qui ont lu Dernière morsure : vous souvenez-vous de la description de l'auteur mal aimé, abandonné derrière la muraille de ses livres vierges, aux confins de l'ennui et du désespoir, dans un salon du livre où personne ne s'intéresse à lui ?
Si oui, je sais que vous ferez tout pour m'éviter cela. J'ai foi en vous.
Je serai au Salon du livre de Paris pour signer Dernière morsure, le mardi 18 mars, une heure dans la soirée - entre 18 et 21h, je ne connais pas encore l'heure exacte. Je serais heureuse de vous voir, de mettre un visage sur les noms de ceux qui me suivent semaine après semaine, et bien sûr de prouver ma reconnaissance par une dédicace de Dernière morsure. (Si vous n'avez que Dieu est une femme ou La Déliaison, vous pouvez aussi me l'apporter, mais soyez discrets, évitons d'être hâchée menue par Robert Laffont ;)).
Pour les lecteurs de mon blog, j'ai prévu un petit truc spécial... une surprise qui fait écho à une vieille promesse ! Je vous en reparlerai bientôt, promis.

Sinon, j'avais envie de vous poser une question.
Je précise tout de suite que je ne suis pas en train de mener une étude de marché pour évaluer ce qui a le plus de chances de se vendre, je vous rassure. A vrai dire, votre réponse ne changera rien au fait que j'écris actuellement un roman (donc c'est pas la peine de répondre ? si, si, quand même - pour avoir la satisfaction de participer à mon édification personnelle ;)).
En 2008, le roman est indéniablement le genre qui écrase à plates coutures tous les autres. Je ne compte plus les éditeurs qui m'ont demandé d'écrire un roman plutôt que des chroniques, et je suis très agréablement surprise que Dernière morsure puisse trouver un public alors que ce livre déroge à la sacro-sainte contrainte fictionnelle. Donc, ma question est : auriez-vous préféré un roman ? Ou, au contraire, avez vous été tenté parce que ce n'en était pas un ?
Mon prochain livre sera très différent de Dernière morsure. Ce sera un roman ; certes, les personnages seront jeunes, je ne me sens pas encore de taille à analyser les moeurs des quadragénaires, mais cela n'aura plus rien à voir avec la dissection et la caricature des créatures adolescentes. J'espère, j'espère que vous me suivrez sur cette voie... car écrire soutient ma vie à chaque instant, la guide comme un fil que je déroule pour sortir du labyrinthe - c'est mon seul rapport au monde, aux autres et à moi-même ; même en rêve, j'écris, même en pensée. C'est la pulsation qui rythme mon univers intérieur, mon gouvernail, mon oxygène, la structure même de mon être, pas un simple hobby, une distraction, un passe-temps, non, c'est ce qui fonde et permet ma vie, et sans vous, qui m'autorisez à continuer, je ne serais qu'une plante sans lumière.
J'espère que tout va bien pour vous et que la rentrée littéraire de janvier vous aura apporté de grandes joies et petits moments de bonheur.
Si vous avez le temps, jetez un coup d'oeil à Métro dans les jours qui viennent - à moins que vous n'ayez fait une overdose de moi ;).
A très vite.
Ariane