Loutres, enfance pourrie et autoglorifications
Je me suis découvert une immense passion pour les loutres et je tenais à vous en faire part. La loutre est un animal poilu, gainé de graisse et pourtant adorable, ce qui lui vaut a priori ma sympathie : qui se ressemble s'assemble. La loutre est un animal supérieurement intelligent, qui casse les coquillages avec des cailloux, alors qu'aux dernières nouvelles, il n'y a pas de coquillages dans les torrents de montagne ; la loutre a donc la capacité démiurgique d'implanter des crustacés là où il ne devrait y avoir que vaches et chants tyroliens, elle mérite donc toute notre admiration. Qu'y a-t-il de plus gracieux qu'une loutre se roulant dans le sable en agitant ses petites mains palmées et plongeant dans l'eau pour anéantir de ses aiguillons venimeux un congénère trop insistant ? Je vous signale que chez Nature et découvertes, on peut acquérir une magnifique loutre SANS aiguillons venimeux qui se lave à 30° en machine et ne se repasse pas. Sinon, pour le même prix, vous pouvez acheter deux exemplaires de mon bouquin : songez-y.
Sinon, je suis envoûtée par "Cochon d'allemand", de Knud Romer (un auteur danois, pas l'ourson miraculé de Berlin). Je vous conseille de vous jeter hors de chez vous, en peignoir en bigoudis ou même les fesses à l'air, pour le lire sur le champ. (Sauf si vous avez pas encore lu le mien. En ce cas, revoyez votre ordre de priorités je vous prie, et jetez vous les fesses à l'air dans la librairie la plus proche). L'histoire ? Après la seconde guerre mondiale et son cortège de deuils et de haines, un jeune Allemand grandi au Danemark et subit la vindicte de ses camarades, qui traitent sa mère de nazie et chantent "cochon d'allemand" sur son passage. Le jeune garçon déroule le fil à l'envers et nous raconte l'histoire de sa famille, un siècle de guerres, de déceptions et de passages d'une drôlerie irrésistible. Les morts et les destins brisés pleuvent, tous les rêves et les ambitions échouent sur une île danoise qui pue le poisson et le conformisme étriqué, mais on croirait se plonger dans un conte. L'écriture est merveilleuse, elle dessine un hymne à ses hommes et ses femmes qui ont survécu à la destruction de leurs espoirs et qui vivent et s'éteignent, tant bien que mal, entre des murs rancis et un sapin de Noël parfaitement décoré... C'est un tableau extraordinaire de cette demi-vie d'après guerre, qui compose avec les squelettes dans le placard et lustre ses chaussures pour oublier la mort. Je ne sais pas si ce livre est un roman ou une autobiographie, mais c'est un bijou. Knud, moi je t'aime !
Concluons avec les autoglorifications rituelles : vous verrez ma bobine frisée et ravalée par des professionnels "Chez Fog" le 20, sur LCI chez Valérie Expert à 10h le 26, et chez Ruquier le 27.
Vol de Nuit est diffusé demain, lundi 17 septembre.
Et sur Paris Première le 4, en tant que chroniqueuse cette fois.
Bonne soirée, lecteurs adorés qui me font m'endormir heureuse avec ma loutre dans les bras, et même vous, mes contempteurs : vous faites monter mes stats sur Overblog quand même :)

Sinon, je suis envoûtée par "Cochon d'allemand", de Knud Romer (un auteur danois, pas l'ourson miraculé de Berlin). Je vous conseille de vous jeter hors de chez vous, en peignoir en bigoudis ou même les fesses à l'air, pour le lire sur le champ. (Sauf si vous avez pas encore lu le mien. En ce cas, revoyez votre ordre de priorités je vous prie, et jetez vous les fesses à l'air dans la librairie la plus proche). L'histoire ? Après la seconde guerre mondiale et son cortège de deuils et de haines, un jeune Allemand grandi au Danemark et subit la vindicte de ses camarades, qui traitent sa mère de nazie et chantent "cochon d'allemand" sur son passage. Le jeune garçon déroule le fil à l'envers et nous raconte l'histoire de sa famille, un siècle de guerres, de déceptions et de passages d'une drôlerie irrésistible. Les morts et les destins brisés pleuvent, tous les rêves et les ambitions échouent sur une île danoise qui pue le poisson et le conformisme étriqué, mais on croirait se plonger dans un conte. L'écriture est merveilleuse, elle dessine un hymne à ses hommes et ses femmes qui ont survécu à la destruction de leurs espoirs et qui vivent et s'éteignent, tant bien que mal, entre des murs rancis et un sapin de Noël parfaitement décoré... C'est un tableau extraordinaire de cette demi-vie d'après guerre, qui compose avec les squelettes dans le placard et lustre ses chaussures pour oublier la mort. Je ne sais pas si ce livre est un roman ou une autobiographie, mais c'est un bijou. Knud, moi je t'aime !
Concluons avec les autoglorifications rituelles : vous verrez ma bobine frisée et ravalée par des professionnels "Chez Fog" le 20, sur LCI chez Valérie Expert à 10h le 26, et chez Ruquier le 27.
Vol de Nuit est diffusé demain, lundi 17 septembre.
Et sur Paris Première le 4, en tant que chroniqueuse cette fois.
Bonne soirée, lecteurs adorés qui me font m'endormir heureuse avec ma loutre dans les bras, et même vous, mes contempteurs : vous faites monter mes stats sur Overblog quand même :)

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