Faire-part de naissance
Comme j'attendais depuis deux mois ce jour, je suis presque surprise de constater qu'aujourd'hui, j'ai mangé une tartine au nutella, feuilleté les journaux et peigné ma tignasse sans qu'un cataclysme majeur ne vienne perturber ces opérations : nous sommes le 23 août, mon bouquin est en librairie ! Celui d'Amélie Nothomb aussi, d'ailleurs. Pour la plupart d'entre vous, c'est une nouvelle plus volumineuse, j'en conviens. Je l'ai lu en essayant de faire abstraction du fait que nous étions techniquement en concurrence pour les centimètres sur l'étal des libraires et que nos reliures s'entretuaient sur les présentoirs, histoire de sauvegarder le plaisir de la lecture. J'ai aussi lu le Yasmina Reza, le Marie Darrieussecq, le Mazarine Pingeot... Pas vraiment envie d'en parler, même si j'en ai beaucoup aimé certains : douze millions de journalistes s'en chargeront mieux que moi. Sinon, j'ai aussi lu "No et moi", de Delphine de Vigan, et j'ai plus envie d'en dire un mot, car j'ai bien peur qu'elle ne figure pas au panthéon de ceux dont on vend les ongles des orteils aux enchères. C'est l'histoire d'une gamine de 13 ans qui ne sait pas faire ses lacets mais qui connaît l'encyclopédie par coeur, et qui, naïve et courageuse, cherche à tirer du caniveau une jeune SDF qu'elle a rencontrée à la gare. Un livre sur les grandes illusions de l'adolescence et leur collision frontale avec la réalité, en fait. Pas de giclées d'hémoglobine lors du crash, mais un roman joliment écrit. L'auteur sera avec moi lors de Vol de nuit, je suis contente de la rencontrer. Mais bon, on va arrêter de parler d'elle, sinon je risquerais de noyer l'information unique, essentielle et vitale du jour, que je dois souligner dans toute son urgentissime clarté : LISEZ MON BOUQUIN !!! (Je déconne. Presque ;-)).
Et d'ailleurs je vais vous recoller la photo là au cas où vous l'auriez oubliée. Ca s'appelle du matraquage. Et puis surtout, il faut bien décorer un peu ce blog, et j'ai malheureusement pas trente mille couvertures alternatives en stock pour faire tapisserie. Je vais de ce pas signaler ce problème à Robert Laffont.
EDIT : à ceux qui ont écumé les librairies aujourd'hui et qui ne l'ont pas trouvé, sachez que c'est normal, il leur faut un peu de temps pour les sortir des cartons. (J'ai appelé Caroline, mon attachée de presse, avec des sanglots dans la voix, et elle m'a expliqué ça. J'ai rangé les barbituriques.) Bon, dans la grande distribution, ils ont des robots et des petits chinois sous-payés à la douzaine, donc le livre est déjà dans les rayons. Je suis allée à Carrefour acheter des tomates et des chaussettes, j'ai pu vérifier. Vous pouvez donc sprinter jusqu'à l'hypermarché du coin. Enfin, si ça se trouve, vous êtes un doux baba-cool anti capitalisme de masse ; dans ce cas, je vous suggère de poireauter encore un peu, votre libraire ne tardera pas à recevoir mon ôôôeuvre. Troisième solution : vous vous dites "j'ai pas que ça à foutre" et vous restez tranquillement chez vous. Pour en arriver à cette conclusion, vous aviez pas besoin de moi, c'était bien la peine de me déranger. ;-)
Bonne soirée !
Et d'ailleurs je vais vous recoller la photo là au cas où vous l'auriez oubliée. Ca s'appelle du matraquage. Et puis surtout, il faut bien décorer un peu ce blog, et j'ai malheureusement pas trente mille couvertures alternatives en stock pour faire tapisserie. Je vais de ce pas signaler ce problème à Robert Laffont.
EDIT : à ceux qui ont écumé les librairies aujourd'hui et qui ne l'ont pas trouvé, sachez que c'est normal, il leur faut un peu de temps pour les sortir des cartons. (J'ai appelé Caroline, mon attachée de presse, avec des sanglots dans la voix, et elle m'a expliqué ça. J'ai rangé les barbituriques.) Bon, dans la grande distribution, ils ont des robots et des petits chinois sous-payés à la douzaine, donc le livre est déjà dans les rayons. Je suis allée à Carrefour acheter des tomates et des chaussettes, j'ai pu vérifier. Vous pouvez donc sprinter jusqu'à l'hypermarché du coin. Enfin, si ça se trouve, vous êtes un doux baba-cool anti capitalisme de masse ; dans ce cas, je vous suggère de poireauter encore un peu, votre libraire ne tardera pas à recevoir mon ôôôeuvre. Troisième solution : vous vous dites "j'ai pas que ça à foutre" et vous restez tranquillement chez vous. Pour en arriver à cette conclusion, vous aviez pas besoin de moi, c'était bien la peine de me déranger. ;-)Bonne soirée !
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