Für Irene

Publié le par Ariane Fornia

Article écrit hier soir, très tard, dans un état assez avancé de chagrin. A ne pas lire si vous voulez profiter des parasols, des trèfles parfumés, des coups de soleil et du beau mois virevoltant de juillet.

Chers tous,
Depuis dix minutes mes doigts errent sur mon clavier, osent tracer quelques lettres, martèlent rageusement la touche « effacer », cet article est douloureux et je ne sais pas par où le commencer.
Commençons par le plus simple : le factuel. Je suis admissible à l’ENS et je passe dans les jours qui viennent les oraux. Mes livres à venir se précisent, et je vous en reparlerai.
Venons en au plus pénible. Quelqu’un que j’aimais profondément est décédé. J’ai hésité à l’écrire ici : je sais  bien que vous ne la connaissiez pas, que vous n’avez rien d’autre à me dire que « je suis désolé(e)», que cela ne sert strictement à rien et vous place dans une situation inconfortable de sympathie forcée – d’ailleurs, je vous autorise à ne rien écrire du tout, à cliquer sur la croix rouge et oublier mon impolitesse. Mais moi, j’ai besoin d’écrire cet article.
Il y a trois ans, lors du jumelage entre ma ville et Königsberg in Bayern, à peine suis-je entrée dans la salle qu’une femme radieuse est venue vers moi, m’a appelée par mon prénom – alors que je n’avais aucun souvenir de l’avoir jamais rencontrée, mais si, il y a très, très longtemps -, m’a baignée de son sourire et demandé dans un français parfait à quelle table je voulais m’asseoir, et si je voulais rencontrer les jeunes Allemands. Elle m’a présentée à sa fille, qui est devenue une de mes amies les plus chères, et à celui qui est aujourd’hui mon fiancé. Cinq minutes plus tard, elle était sur scène, dans un costume scintillant, une guitare électrique bleu phosphorescent à la main, elle a joué Nightwish, Hammerfall, Metallica, bref, elle a mis une ambiance du tonnerre dans cette salle plus habituée aux bals musette. Elle chantait diaboliquement bien, et toujours avec ce sourire ensoleillé, la joie faite visage, et entre deux solos, elle disait à quel point elle était heureuse d’être là, cette année comme depuis plus de 25 ans, de célébrer l’amitié franco-allemande au riff et à la batterie. Bref, dès la première seconde, j’ai adoré Irene Mett-Grüne. Je n’étais pas la seule. Sa joie de vivre magnétisait toute personne qui la croisait. Je sais, on dit toujours cela quand quelqu’un meurt, qu’il était merveilleux, que tout le monde l’aimait, etc, mais pour Irene, tout le monde l’a toujours dit, et c’était la stricte vérité. Elle était juge, et j’ai rarement vu quelqu’un mettre autant de passion et de conviction dans son métier. Elle était rockstar, leader de plusieurs groupes, de la chorale de Volkslieder aux distorsions déchaînées, et sur scène, elle était tout simplement prodigieuse d’énergie et de bonheur. Elle était l’âme de trois jumelages franco-allemands et d’un millier d’associations, clubs, rassemblements, car son don naturel et son plus grand plaisir était de tisser des liens entre les gens – quand elle est morte, la douleur jaillissait des quatre coins d’Allemagne, de France, des Etats-Unis, et tous ceux qui appelaient ne le faisaient pas par politesse. Je crois que je ne connais personne d’autre qui possède un tel génie de l’amour : partout où elle allait, Irene le suscitait. A ses funérailles, on entendait que deux mots, répétés dans tous les discours, dans chaque phrase, plusieurs fois par phrase, refrain entêtant et incontournable : « Liebe, Freude » - amour, joie.
J’ai passé deux semaines chez elle, et ma grande passion pour l’Allemagne date de là. Chaque fois que j’allais outre Rhin, et ceux qui me connaissent devinent la fréquence, nous nous retrouvions chez elle, jouions à dix mille jeux qu’elle inventait, parlions d’absolument tout, pendant des heures.
Je savais que les métastases la dévoraient. Mais, contre mes - hélas - nombreuses expériences des cancers, contre l’évidence médicale, contre ma raison qui jouait les cassandres en sourdine, je n’arrivais pas à croire qu’elle pouvait mourir, car elle ne le pensait pas une seconde. Il y a trois semaines, nous avons mangé des glaces aux fruits rouges, et elle me parlait des chansons qu’elle comptait jouer, des lieux où elle voulait voyager, de mille projets, de tout ce qu’elle ferait « dès que je serai guérie », tout au futur, jamais au conditionnel. Ce n’était pas un masque destiné à nous rassurer. On m’a dit qu’elle n’avait accepté de parler de sa mort que dans les toutes dernières heures, quand l’asphyxie et les appels éplorés l’assaillaient, mais que trois jours encore avant son dernier souffle, elle continuait à parler d’avenir et de projets. Même lorsque la douleur était insupportable, elle m’écrivait pour me demander de mes nouvelles, comment se passait ma khâgne, qu’est ce que j’écrivais en ce moment, où j’allais voyager cet été, jamais, jamais pour se plaindre ou pour parler de sa maladie. Je n’ai jamais connu quelqu’un d’aussi lumineux.
J’ai promis de toujours me souvenir d’elle. Ce sera facile, car c’est un mensonge : je n’aurai pas à me souvenir, elle ne sera jamais une carte postale posée sur une cheminée mentale, un bibelot empoussiéré. Elle vivra à travers chaque instant de ma vie, car je lui dois tant d’amis, mon amour, et la langue qui est celle de mes rêves, de mon journal intime, de mes bouleversements les plus intimes et les plus troubles, l’allemand – chaque fois que je parle allemand, elle prend vie pour moi. Je n’arrive toujours pas à prendre la mesure de son absence, peut-être car on ne se résout jamais à l’inexprimable, mais aussi, parce que je lui dois tant de choses qui sont devenues miennes, que le vide me paraît factice.
Si je suis en train d’écrire à minuit et demi, m’efforçant de soigner mon style alors que le deuil ne m’inspire qu’une logorrhée d’amour et de chagrin (Albert Cohen le dit : il rabâche, ressasse, il ne se soucie pas de la mesure et du bon goût), c’est parce que ce soir je cherchais quelque chose d’elle. Pas une photo. J’en ai, j’aime son œil de zénith flamboyant, mais ce n’est pas suffisant. Car ce qui était extraordinaire chez Irene, c’est sa voix, cette voix si pleine de joie, de passion, de vie, cette voix puissante et douce à la fois, cette voix qui nous faisait frissonner quand elle prenait sa guitare. Dans mes fichiers sont toutes les chansons qu’elle jouait lors des jumelages, et j’avais un faible, très faible espoir, d’en avoir une qui ne soit pas la version originale, mais son interprétation, bref, un enregistrement de sa voix. Je les ai faites défiler en accéléré, meurtrie chaque fois que j’entendais une voix masculine. J’ai cessé mon zapping désespéré en voyant le nom d’un des derniers fichiers, et j’ai hésité une seconde avant de l’ouvrir. Car je savais que si celui là n’était pas un enregistrement d’elle, aucun ne le serait. Nothing else matters de Metallica. Sa chanson préférée. Le soir de la mort de son père, elle la chantait avec des larmes dans la voix, et nous pleurions tous avec elle. J’ai lancé la chanson, attendu avec angoisse le début du chant, et à quarante secondes environ, la première phrase est venue, et avec elle mes larmes. C’était elle. Sa voix claire, haute, puissante, animée, et sur cette chanson, infiniment douce - un étrange mélange de peine et de soulagement (soulagement d'avoir retrouvé cet enregistrement, de ne pas l'avoir perdue entièrement, d'avoir capturé un si beau fantôme) m'a aiguillonné les yeux. Rien de triste dans cet enregistrement. J’entendais son sourire, je la sentais tellement vivante, tellement présente, je sanglotais comme un enfant et je riais de la retrouver tellement là.
C’est si facile de conserver les visages, on a des dizaines d’images, mais les voix… Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis heureuse d’avoir cet enregistrement, je n’arrive pas à dire quelle douleur et quelle joie il m’a causé…
~

J’ai besoin d’écrire encore. La mort nous effraie tous, mais moi elle m’obsède. Je crois que je n’ai jamais cessé d’y penser – elle structure tous les instants que je vis. Mes plus grandes joies sont teintées d’une immense mélancolie, car je les sens se dissoudre à mesure qu’elles me ravissent, et c’est comme si mon bonheur m’attirait encore plus vite vers le néant qui me poursuit, qui m’alourdit de tous les instants anéantis, et qui un jour m’aura. Ma phobie des cadavres, ou plus exactement, de la décomposition, est indescriptible – d’ailleurs, la pudeur m’empêche de la décrire. Pourtant, et je sais que cette phrase aura un son horrible, j’ai l’habitude de la mort. J’ai vu mourir tellement de proches. Et j’ai hérité des morts des autres, car mon arbre généalogique est un échafaudage de tombes et de trous noirs ; ma famille s’est construite sur des deuils à la chaîne. A un tout autre niveau- j’ai honte de cette transition -,  j’ai grandi dans une ferme et il ne se passe pas un mois sans qu’on n’enterre ou ne jette au ravin le cadavre d’un oiseau, chat, chien. Des dizaines de bêtes mortes sont passées par mes mains, et je cours le plus vite possible pour me débarrasser de leur tiédeur avant qu’elle ne disparaisse, comme s’ils allaient se putréfier entre mes doigts.
Je retrouve des textes écrits quand j’avais neuf ans, et je me rends compte que je n’ai pas progressé d’un pouce. Ce sont toujours les mêmes mots, les mêmes questions qui reviennent : puisque la chair pourrit et disparaît, où vont les rêves, les sentiments, les créations, est-il possible que Faust se corrompe avec le cerveau de Goethe, que l’amour porté à une famille retourne à la poussière avec le charnier de cellules ? A quel point sommes-nous ce corps ? Comment quelqu’un peut-il être toute la vie d’un autre être humain, la raison pour laquelle il se lève, son but quotidien, son amour absolu, son Autre, son indissociable, et soudain disparaître irrémédiablement – comment la conscience peut-elle être éteinte comme un interrupteur et avec elle tout l’amour ? Comment le monde peut-il se remettre de toutes ces béances qui l’ensanglantent, ces néants inconsolables ? L’humus que nous foulons est un immense cimetière, nous vivons sur les morts, et comment tout peut-il avoir l’air aussi normal ?
C’est cette placidité de l’univers face aux drames indicibles qui me terrifie. Cette indifférence des hommes qui mettent les cimetières au cœur de leurs villes. La mort est partout, détruit sans cesse, et il ne se passe rien. Voilà pourquoi une mélancolie aussi vénéneuse, aussi lourde et inextricable, pèse sur chacun de mes instants : je ne peux voir un paysage sans penser aux siècles qui pèsent sur l’horizon, aux ombres qui soutiennent son soleil, aux océans de murmures enfouis. Toute ma vie, tous mes textes les plus personnels, sont une géologie hallucinée de ces millénaires sédimentés.
Je m’abrutis de littérature et de philosophie, et je n’ai fait que découvrir à la pleine lumière les abîmes que je devinais, sans en combler la moindre parcelle. J’ai lu tellement de choses sur la mort. Essais, poèmes, romans… J’ai trouvé des textes superbes, mais je n’ai rien compris de plus. Comment l’homme peut-il être tout et rien ? Toutes les théories me fascinent, mais aucune n’a une once de vérité pour moi. Les religions, ni les philosophies de la transcendance, ni les épicurismes, existentialismes et autres pensées de l’instant m’occupent, me distraient, m’intéressent, mais je me suis résignée à ce qu’elles ne résolvent rien. Car, même dans les moments où je pourrais vouloir être capable de céder à la lâcheté, au réconfort, vouloir croire à une autre vie, une continuité, quelque part, je repousse cette possibilité avec une facilité décourageante. Même dans le deuil, je balaie Dieu d’une pichenette. Ma lucidité est incurable.
La littérature est ma seule illusion : parfois, j’ai l’impression d’animer par les mots le fantôme, l’ombre des êtres aimés. C’est pour ça que j’ai écrit ce texte, qui vous a sans doute mis affreusement mal à l’aise.
Je voulais dire à quel point j’ai aimé Irene, à quel point je l’aime encore, à travers ce qu’elle a semé de beau et de lumineux dans ma vie. Ce qui reste de l’amour et de la vie après l’inimaginable, c’est peut-être ce seul instant, l'instant où vous lisez ce texte.

Ame au si clair foyer tremblante de m'asseoir,
Pour revivre il suffit qu'à tes lèvres j'emprunte
Le souffle de mon nom murmuré tout un soir.
Mallarmé


Pardon pour ce texte neurasthénique. J’espère que tout va bien pour vous.
Amitiés à tous ceux qui me lisent.
Ariane
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Publié dans Divers

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S
 C’est en lisant une nouvelle fois ce message que je me suis décidée à réagir à ce que tu disais…je pense plus particulièrement à ton obsession de la mort, à ta peur de la finitude humaine, au fait que tout ne serait que pure vanité…Ta sensibilité me touche beaucoup mais quelle vision pessimiste en même temps ! On n’est pas loin de se sentir complètement désabusé, de se dire que rien n’a de sens puisque que tout est voué à disparaître plus ou moins vite. Mais si l’on pousse au bout cette logique, on finit par se demander pourquoi vivre finalement ? Alors moi, je voudrais contrebalancer cette vision un peu noire, sans non plus me voiler la face… je ne crois ni à la rédemption ni à la réincarnation en chat, en chou ou en fleur ou que sais-je encore ! Mais je suis certaine que notre passage sur terre n’est pas vain, et que chaque personne qui nait apporte sa pièce à l’édifice de l’humanité, si petite soit-elle. C’est d’ailleurs particulièrement bizarre que la mort te soit omniprésente, à toi qui écris, et qui laissera donc une trace certaine ! Je pense à la puissance de l’écriture comme survivance non pas en me référant forcément à la postérité d’un auteur…mais plutôt en voulant rappeler qu’à travers un livre, l’auteur fait non seulement un don de soi, se révèle peut-être un peu…mais donne surtout à ses lecteurs une formidable opportunité pour s’ouvrir à d’autres mondes…et prendre conscience d’eux-mêmes finalement. Et il me parait que cela fonctionne à toutes les époques, même après la mort de l’auteur. Proust n’a-t-il pas cherché à vaincre l’oubli, le temps qui s’écoule et lui échappe, en couchant sur le papier ses réminiscences, qui mises bout à bout constituent finalement La Recherche ? Truffaut montre également de façon magistrale dans l’Homme qui aimait les femmes comment les conquêtes du personnage principal tiennent finalement dans un objet rectangulaire, fait d’encre et de papier, qui est la meilleure façon donnée pour percer à jour le caractère d’un personnage et en garder une trace…et ces deux exemples peuvent éveiller chez le lecteur une réflexion qui vient de sa propre expérience personnelle…J’en déduis que l’écriture ne te permet pas de vaincre la peur de la mort ? Et les actions que tu fais dans la vie de tous les jours alors ? Les personnes que tu rencontres, tu les touches d’une façon ou d’une autre je pense…sans parler de tes proches et des enfants que tu peux avoir, tu vis à travers eux et ils vivent à travers toi non ?…Je lisais dernièrement Les Roses de la solitude de Jacqueline de Romilly, c’est un très beau texte, clair et empreint d’une grande justesse. Elle y évoque des objets alourdis par le poids du passé, les souvenirs et les personnes qui s’y rattachent. C’est une belle réflexion sur la vie, elle montre ce qu’il peut en rester quand on sent qu’elle va bientôt s’achever. Elle montre en particulier comment les objets qui nous entourent portent notre empreinte et nous survivent. Ce sont en quelque sorte des témoins du passé, qui capturent et nous révèlent le temps écoulé. A un moment précis, elle évoque sa table Louis XV (s’il vous plaît !…lol) qui s’est recouverte de grandes tâches sombres au fil des années, malgré le soin qui lui a été apporté. Mais elle ne souhaite pas pour autant la faire nettoyer, afin d’en garder toute l’authenticité…et elle compare les tâches de la table aux tâches de vieillesse qui se dessinent sur la peau des personnes âgées…avant de rappeler finalement que « pour vivre, nous sommes obligés d’oublier, à savoir la destruction régulière et inévitable de tout ce qui nous entoure et de tous ceux qui nous entourent. » Quel poids tu dois avoir sur tes épaules si à tes oreilles résonnent « l’avertissement indéfiniment répété : memento mori ; souviens toi de la mort à venir. » !<br /> Bref, je m’excuse par avance de la longueur de ce commentaire, mais c’est un sujet qui donne à penser ! Je suis peut-être naïve, je prête peut être trop à l’écriture, qui, j'en ai conscience, ne réanime pas les squelettes mais je te conseille tout de même la lecture de ce livre, comme réconfort à ta névrose, à défaut de la guérir! Et peut-être partageras-tu finalement un peu la vision de Jacqueline de Romilly qui dit : « …les textes eux-mêmes, le contenu, la joie qu’ils pouvaient me donner, et cela après des siècles et des siècles, restaient vivants et présents…Tout ne s’use pas, tout ne disparaît pas. Peut-être en est-il ainsi, de quelque façon, pour nos vies elles-mêmes. »<br /> <br /> Bien à toi,<br /> <br /> Smadie.
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A
<br /> Chère Smadie,<br /> <br /> Ton commentaire est magnifique et je te remercie d'avoir pris le temps de l'écrire. Et, en théorie, je suis d'accord avec toi, et je comprends bien ce que tu veux dire. Mais tout ceci n'effacera<br /> jamais le sentiment d'une extrême vacuité, la sensation d'être embarqué vers une chute d'eau immense, sans retour et sans fond... Ecrire ne sauve de rien. Presque tous les écrivains ont été<br /> dévorés par l'oubli. Et ceux qui ne le sont pas... comment une gloire posthume peut-elle apporter quoi que ce soit à un cadavre ?<br /> J'ai toujours pensé qu'écrire ne me libérerait de rien... mais que je ne pourrai faire autrement.<br /> Après, ça n'empêche pas de vivre. Voire d'être heureux.<br /> Bien à toi,<br /> Ariane<br /> <br /> <br /> <br />
F
je découvre ton écriture pour la première fois à travers ce texte. je t'ai entendu en interwiew sur rtl et je me suis dis que j'aimerais te découvrir, ce que je fais. je compte lire très prochainement l'un de tes ouvrages, car déjà a travers ce texte plein de poésie et de souffrance j'ai la folle impression de déjà vu, déjà ressenti... tu es si précieuse, si fragile, mais si profondément humaine que c'est touchant de voir enfin un écrivain comme moi.j'ai choisi ce texte pour te dire ces petites paroles, peut etre trouveras tu cela malvenu, mais pr moi cela me semble approprié.Bonne continuation...peut etre nous verrons nous un dimanche, dans un salon du livre...
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A
<br /> Chère Fanny,<br /> Merci pour ce commentaire qui me touche. Tu écris, toi aussi ? Qui es tu, où sont tes livres, dis m'en plus ! Tu as éveillé ma curiosité...<br /> A bientôt ?<br /> <br /> <br />
T
Comme tu ne veux pas de commentaire pleins de désolation (ça ne m'empêche pas de le penser très fort), juste un gros Bravo pour l'ENS et pour tes bouquins qui sont en chemin (ça tombe bien : ces temps-ci je ne suis pas à court de fric, je vais me faire de violentes douceurs ^^Nightwish, HammerFall et Metallica, j'aurais bien aimé entendre ça ....
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A
<br /> Merci Titemétalleuse !<br /> Je vous reparlerai de mes livres très vite... Et oui, Nightwish, Hammerfall, Metallica, ça valait le coup...<br /> Bises et à bientôt :)<br /> <br /> <br />
K
SalutJuste un petit mot pour te dire que j'ai découvert une merveille. Oui un petit trésor qui était caché et recouvert de poussière sur une étagère que ma mère a vidé à l'occasion du grand ménage de printemps annuel. Ce trésor c'est "Dieu est une femme". Ma soeur avait probablement dû le lire il y'a quelques temps et l'avait posé parmis les livres lus,validés et à préserver! C'est le titre qui a attiré mon attention parce que j'ai un petit côté féministe (un grand ^^)et j'ai été séduite par la description qui n'a pourtant rien d'une rébellion féministe. Depuis, je suis plongée dans ton univers qui me fascine. J'écris beaucoup également , c'est l'une de mes passions avec la danse et le dessin mais je fais tellement de fautes d'orthographe que je ne me lance jamais vraiment dans l'écriture d'un bouquin. Un jour dès que j'aurai du temps je me lancerai dans un bouquin composé de chroniques. Des chroniques qui parlent de ma vision du monde actuel, de notre société qui souvent m'interpèle, me choque ou m'amuse, sur les gens qui m'entourent, ou plutôt les groupes de gens qui m'entourent. Je suis un peu comme toi, assez négative dans l'ensemble , j'ai un avis clair et précis sur chaque chose et je me pose des milliards de questions. Mais voilà, je préserve toujours une touche d'humour car rien ne dois être dramatique. Moi aussi je suis effrayée par la mort et ce qui s'ensuit, ce qui me térrifie c'est de me casser le cul à construire ma vie, du beau , du solide et pleurer parce que l'amour se cache et blesse quand il se trouve, tout ça pour qu'un jour comme ça , mon chateau de carte si durement construit s'effondre en un coup de vent... En tout cas j'aime ton humour, j'aime ce petit air hautain sans l'être que tu prends dans tes phrases, j'aime cette force de caractère , j'aime ton vocabulaire si complet et agréable à lire, j'aime ta culture qui m'apporte temps et ce que j'aime le plus c'est que tu etais si jeune quand tu as écris ça et pourtan moi j'ai 19 ans et je me reconnais beaucoup dans ce que tu dis, c'est si vrai et je suis tellement d'accord avec toi. En tout cas bravo! J'ai hâte de lire "La déliaison" Bisouet... désolé pour les fautes ^^
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A
<br /> Merci Krole pour ce commentaire exquis, et un seul mot : bonne chance !  tu veux créer, écrire, toi aussi tu veux bouffer le monde et la vie, alors fonce, je ne peux que me reconnaître en cela<br /> ! :)<br /> N'hésite pas à repasser sur ce blog, tu es la bienvenue. Courage pour tous tes projets, et merci encore !<br /> <br /> <br />
C
J’ai lu tes textes, tes mots, ta souffrance, et même si dans ce moment les écrits « des autres » doivent semblent bien dérisoire, je tenais à y répondre. Je tenais à te dire que j’avais lu ce magnifique hommage à Irene Mett-Grüne… Je suis terriblement peinée de ce qui est arrivé. Certes, je ne la connaissais pas, mais je te connais, toi (un petit peu), et j’ai découvert depuis quelques semaines –déjà- la douleur de perdre un être cher… Je te présente mes condoléances, même si je n’emploie jamais ce mot, parce qu’il me paraît barbare, rigide, et trop conventionnel pour représenter quoique ce soit. Mais je voudrais que tu y lises ma compassion, ma tristesse, sincères. <br /> Je me pose les mêmes questions que toi. Les mêmes interrogations. J’éprouve la même répugnance pour la décomposition. Le corps des êtres si chers, ce corps présents à nos yeux, notre mémoire, autrefois embrassé, touché, vénéré peut être, ne serait plus rien ? Et les pensées, les émotions, les aspirations, l’existence même… Tout cela parait inconcevable. J’évite d’y penser. La réalité le rappelle. Le pire, c’est qu’à la face du monde, rien ne paraît changé en effet. Et pourtant… <br />  <br /> Je t’embrasse…C.
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A
<br /> Ma chère Carole,<br /> je sais que tu ressens les choses comme moi, et c'est pour cela que j'ai toujours tant aimé te lire, tes blogs, tes textes, tes messages, je me retrouve dans ce que tu écris. Nous sommes soeurs de<br /> clair-obscur ;). Merci pour ce beau commentaire. Donne moi de tes nouvelles quand tu le peux. Je t'embrasse très fort.<br /> <br /> <br />