Bonjour à tous,
Merci pour vos messages de soutien et de sympathie qui m’ont beaucoup touchée… Je gérerai les commentaires très vite, promis. Merci...
Je change d’ambiance et passe au rose bonbon pour vous annoncer une bonne nouvelle : je suis normalienne ! J’ai été admise à Ulm hier.
(J’ai donc désormais la légitimité pour vous inonder de littérature expérimentale, cinq cent pages
de haïkus consacrés aux ornithorynques, sans ponctuation, avec une syntaxe transcrite du vieil allemand, le tout avec une calligraphie rigolote : il faut relier les voyelles entre elles pour
reconstituer le sens de lecture. Dès que j’ai le temps, je vous en fournis des échantillons.)
(Je plaisante, on est bien d’accord ? Si jamais vous me voyez un jour oublier mon lecteur pour m’abîmer dans les méandres de mon cerveau oh combien génial et complexe, je vous en prie,
bottez moi le cul.)
(Cela dit, pour les haïkus en mammifère ovipare, je ne plaisante pas, je vous en offrirai quelques uns ;)).
Je vais passer le reste de juillet en Allemagne, dans la vallée romantique du Rhin, puis à Berlin ; Aiglures va donc se transformer en carnet de voyages pour les semaines qui suivent, je vous emmène à la poursuite de la Lorelei.
J’ai enregistré hier l’émission Buzz sur France Culture, qui sera diffusée le 11 août dans la soirée (22h, si je me souviens bien). Et justement, répondant aux questions de Jean-Philippe Samarcq, je parle de ma bipolarité constitutive (oui, c’est France Culture, hein) : je suis écartelée entre la lumière, la vie, la joie de l’instantanéité à croquer à pleine dents, l’exubérance des minutes de jour qui pétillent, et l’ombre, l’ombre des siècles passés qui m’incline à cette géologie hallucinatoire dont je vous parle dans le précédent article, cette recréation par le rêve et la mélancolie des millénaires qui pèsent sur nous, les pieds dans les vestiges et les yeux dans le noir piqueté d’inconnu du ciel – et c’est pourquoi je prépare actuellement deux romans.
L’un est drôle, léger, il se picore comme un paquet de bonbons, ne se prend pas au
sérieux et veut vous amuser.
L’autre est infiniment plus ambitieux et tente de saisir le monde dans lequel nous évoluons, de capturer l’époque, la fugacité des points de
bascule, et me tient infiniment à cœur.
J’ai besoin des deux, un livre en rose vif et un livre en blanc crémeux des opuscules sérieux, et je crois qu’il en
sera toujours ainsi. Je sais, ce n’est pas facile pour un auteur de réaliser un tel grand écart… Heureusement, j’ai ce blog pour expliquer ma démarche. ;)
J’espère que vous me suivrez. Peut-être que vous n’aimerez pas tout. Que vous choisirez le côté rayonnant, ou le côté clair-obscur. Ou tout, ou rien du tout. Anyway. J’ai dix-huit ans, la vie
devant moi et la plume gorgée d’encre. Qui vivra verra.
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