Chers tous,
Merci pour vos commentaires, qui me touchent beaucoup. Même si parfois cela dure très, très longtemps, je voulais vous dire que je réponds toujours à tous les commentaires, et je vous demande de ne pas vous offusquer si vous ne me voyez pas le faire : cela finit toujours par arriver… Je suis peu sur ce blog, c’est vrai, mais j’ai une bonne raison : je suis complètement absorbée par mon roman. Je me suis promis qu’avant mes vingt ans – le 6 septembre prochain -, ce roman qui tient mon imaginaire captif depuis maintenant trois ans serait achevé et digne d’être lu par mon éditrice, et croyez-moi, j’ai encore beaucoup, beaucoup à faire… Je crois qu’en ce moment, je serais un spécimen intéressant pour la psychiatrie, car je présente les symptômes d’une monomanie absolue : je ne pense qu’à ça, même quand je cesse d’écrire, même pendant mes examens… Récemment, j’ai eu mes partiels, et c’était un vrai duel dans mon cerveau : j’écrivais trois lignes sur ma copie, puis un gigantesque blanc m’immobilisait net, mon stylo bavait dans le vide… un personnage venait de débarquer dans ma tête, et le partiel pouvait bien attendre dix (ou vingt) minutes, moi, j’étais occupée ailleurs. Le plus embêtant, c’est que ces blancs me viennent aussi alors que je traverse la route ou que je passe sous une grille électrique en train de se refermer ; si vous me trouvez tranchée en deux, sachez que c’était par amour de l’art et professionnalisme absolu.
(De toute façon, je vois Aiglures comme un lieu de dialogue, un endroit où vous pouvez me trouver facilement, et non comme un « blog » au sens habituel, qui se donnerait pour mission de commenter l’actualité ou de proposer une lecture soutenue. Mes articles ne sont que des prétextes pour vous offrir un espace commentaires, donc je crois que cela n’a aucune importance si je poste peu.)
Pour me faire pardonner, je poste ici un « essai poétique », Rêve de la jeune fille jetée dans la cénote. Je crois qu’il a été publié dans la revue littéraire et poétique des élèves de l’ENS, Magmas, mais comme j’ai manqué quelques numéros, je ne l’ai pas vu passer…
Rêve de la jeune fille jetée dans la cénote
Quand vint le soir ils la jetèrent dans la cénote
Dans les eaux sombres des froides régions infimes
Déjà chutait l’ombre à la bouche d’abîme
Il lui faut survivre une nuit dans la cénote.
Les parois sont raides elle s’y arrache les ongles
Elle crie tant que la mort tenaille son souffle
Que son cœur perd le pas – comme la nuit sera longue.
Les eaux sont glaciales, et le rêve pire encore.
Au dessus d’elle s’est tarie toute lumière
Dans le noir elle se heurte aux murs de la cénote
Elle est close cette fosse, dôme de pierre
Sauf peut-être – elle le devine – en dessous.
Car elle sent s’étendre, entre deux hurlements,
Entre deux déchirements de chair sur la roche
- Par vagues dans sa tête s’engouffre le sang –
Un monde qui rôde profond sous la cénote.
Elle les sent ces nuits plus noires que le ciel
Nourrir les neuf fleuves du royaume d’en bas
Neuf hoquets de mort insufflent vie à son rêve
Voici que s’ouvrent les neuf voies de Xibalba.
Par delà les neuf chambres de Xibalba
Le feu le froid les chauve-souris les lames
Le jaguar ou les scorpions, enfin tu verras
Ce monde se jeter dans l’horizon en flammes :
Tu verras Xibalba courir droit vers l’Ouest
Itzas, loin sous vos jours, à l’insu de vos vies,
Votre monde s’est condamné à disparaître
Car Xibalba le suicide du soleil suit !
Transis ses yeux de l’Orient à l’Ouest tressautent
- Oui tout cela arrivera tout est écrit
Les heures s’écoulent et votre temps s’enfuit –
La jeune fille se noiera dans la cénote.
Vous Itzas, si vous plongerez dans le soir
C’est qu’au matin demain flamboiera votre nuit
C’est qu’un astre roux calcinera votre gloire
Quand ce jour commence la nuit vous engloutit.
Vos demeures seront violées par les racines
Qui une à une les disjointent ; vos cités
S’effriteront pierre après pierre, et vos œuvres
Dans la jungle avide se feront mausolées.
Une voie, une loi traversent votre sous-sol
Et vous juge : les mondes dévorent les mondes
Comme cette nuit vous me sacrifiez au songe
Cette aurore d’autres ondes vous enfouissent.
Chaque règne est parricide : il goûte la mort
De ceux qu’il éclipse. L’effroyable vanité
Des soleils successifs, il la lit sur vos corps.
Tout homme croît par l’angoisse et le regret.
Rien jamais ne s’élève ici bas sans la mort
De là vient la passion. De là vient la beauté.
~
A l’aube flottait son corps bleu dans la cénote
Quand revinrent les prêtres de Chichen Itza
La prophétie ne mourait pas avec la morte
Vers l’Orient rouge de sang pointait son doigt.
Le texte m’a été inspiré par un voyage entrepris il y a plus d’un an au Mexique, dans la péninsule du Yucatán, qui m’a subjuguée et profondément troublée… je pense que je n’ai pas fini d’écrire sur le sujet et que ceux qui me lisent le retrouveront !
(Une cénote est une cavité souterraine dont le sommet s’est effondré, de sorte qu’elle ouvre un gouffre dans le sol, et que les basses eaux y affleurent. Il semble que les cénotes aient eu une importance pratique, religieuse et symbolique extrême pour les Mayas ; ce qu’on sait, c’est que des personnes, souvent des jeunes filles, « élues » par les prêtres, ou devant subir un châtiment, y étaient jetées pour une nuit entière… Si elles survivaient, elles devaient, l’aube venue, raconter les visions qui les avait submergées durant cette nuit de presque agonie. Ces visions étaient considérées comme des prophéties.)
Pour ceux qui ont le temps et l’envie, quelques choses que j’ai aimées et eu envie de partager :
- Je suis tombée sous le charme du groupe berlinois Get Well Soon, et je pense que vous comprendrez pourquoi si vous regardez leur clip Witches ! Witches ! Rest now in the fire.
http://www.youtube.com/watch?v=RPKtK9Utr4Y
Cela fait très longtemps que je n’ai pas vu une telle beauté dans un clip musical. Je le trouve absolument extraordinaire…
- J’ai été marquée par le récit de Gérard Loizeau, Prié de me taire, paru aux éditions Max Milo. Une enfance campagnarde, où l’église rythmait la magie et la solennité de ce monde isolé, et une famille d’une grande piété ont poussé l’auteur à rentrer à l’âge de onze ans au séminaire, et jusqu’à sa quarante-quatrième année, il fut prêtre. Puis il prit conscience que les sacrifices exigés par la prêtrise ne furent jamais consentis, bien plutôt arrachés par la manipulation et l’édification d’une prison mentale, et il revint à la vie laïque. Son témoignage est un document de grande valeur sur l’« ancien monde », l’Europe vieille de deux millénaires, où l’individu n’existait pas par lui-même, mais par le Tout auquel il est intégré : la société des ordres, des hiérarchies vues comme divines, de la négation de ses propres impulsions, une société qui aurait dû disparaître en 1789 mais qui a largement mordu sur le XXe siècle… Ce livre répond à des questions que je m’étais souvent posées (comment en vient-on à être prêtre ? quel processus mental est mis en œuvre ?), et il le fait avec beaucoup de grâce, un style qui sait faire revivre des lieux et des temps disparus… J’ai beaucoup appris et j’ai souvent été émue.
- Vous allez me dire que j’arrive mille ans après la guerre… que ça fait longtemps que tout le monde l’a lu, ce truc, mais j’attends toujours que ces livres-là sortent en poche aux Etats-Unis pour les commander et les lire : Sur la plage de Chesil (On Chesil’s beach), d’Ian Mac Ewan, cette histoire d’un jeune couple des années 50, emplis de respect et d’amour l’un pour l’autre, mais que leur éducation puritaine a cadenassés dans leurs propres corps, et la honte et les malentendus saccageront leur nuit de noces… Ce court roman est à la hauteur des éloges qu’il a suscités, et je me suis délectée de chaque ligne : chaque détail est juste, savoureux et poignant. Il m’inspire à la fois une admiration littéraire et une empathie humaine.
Une seule remarque, non, ce n’est pas un
reproche : cette œuvre réussit un portrait parfait… des années 50, époque refermée, parfaite par sa clôture, époque révolue que l’on peut saisir d’une seule main, comme tous les objets
achevés. Le présent, lui, s’éparpille et se disperse.
Années 50, époque mythique, aussi. Je discutais l’autre jour avec un ami canadien (anglophone) au goût et au jugement très sûrs, et je lui disais mon admiration pour ces romans qui parviennent à
capturer une époque à travers le destin d’un personnage, parler d’un monde en parlant de quelqu’un. Ryan me dit : « Cite-moi des titres. » A prayer for Owen
Meany, de John Irving. The Falls, de Joyce Carol Oates. Foxfire, par la même. « Tu ne remarques rien ? » Que dois-je remarquer ? « Toutes ces histoires se déroulent à la même époque. » Les années 50 et
60. Apogée du mythe américain, les années de foi, d’innocence dans la surabondance, et la fraîcheur des premières révoltes contre un Eden dont on profite
encore.
(Et puisqu’on parle des années 50 aux Etats-Unis, je rajoute un tiret : The life and times of the Thunderbolt Kid, du merveilleux Bill Bryson. Ce livre est probablement le meilleur livre qui ait été écrit sur cette période, un livre d’histoire transfiguré par l’humour, l’intelligence et le sens du détail symbolique propres à Bill Bryson. J’ai adoré. Il a réussi à me rendre nostalgique d’une époque que non seulement je n’ai pas connue, mais qui est la sienne, à ce vieux croûton. Marre des ancêtres qui viennent gâcher le plaisir des jeunes… ! Ma remarque est plus sincère qu’elle n’en a l’air. La génération des quinqua-, sexagénaires a tendance à nous étouffer avec ses souvenirs grandioses de mai 68, de Woodstock, d’existentialisme ou de Kerouac… Enfin, le livre de Bryson est une vraie réussite.)
Revenons aux années 50 en littérature. Les années fastes, donc… suffisamment mortes pour qu’on puisse les analyser à la perfection. J’ai cherché un contre-exemple. J’ai dit à Ryan : Non, regarde, In the beauty of the lilies, de John Updike… et j’ai aussitôt retiré mon objection absurde. In the beauty of the lilies : années 1900, la même chose un demi-siècle plus tôt. Encore (déjà) une période où le rêve américain fleurit dans toute sa luxuriance, où New-York est la terre promise : jamais autant d’immigrants ne se sont pressés vers la statue de la Liberté qu’en 1906. Et encore (déjà) une période, comme toutes les apogées, propice à la critique, avec la fraîcheur virulente des premières morsures portées à un sang bien frais. L’esprit révèle toujours son génie avec plus d’éclat quand il détruit, plutôt que quand il crée… Ces périodes sont bénies pour les auteurs. Ils célèbrent le mythe et le démolissent à la fois. C’est prodigieusement réussi, et c’est presque trop facile.
Je crois qu’il faut parler du présent. Prendre le risque de glaner des épis encore dispersés, de se heurter à la fragmentation, à l’inachevé. Prendre le risque de se tromper… car il est toujours plus facile d’avoir eu raison après coup. Il est plus facile d’écrire sur les années 70 que sur les années 80, sur les années 80 que sur les 90, sur les 90 que sur les 2000, évidemment.
J’ai envie d’essayer, quitte à me tromper lourdement. J’ai envie d’écrire sur Maintenant, et c’est ce à quoi je m’applique en ce moment. Par avance, je sollicite votre indulgence…
Bonne soirée à tous.
Amitiés,
Ariane
Je pense que tu as connu, pendant ton année de première (oulà c'est loin ça) les joies du TPE ? Il me reste l'oral à passer, et c'est vraiment pas marrant quand on ne sait pas à quoi s'attendre ....
Je ne sais pas toi, mais j'ai beaucoup de mal à digérer le Pacte de Rousseau dans ses Confessions. Plus grandiloquent et théâtral que ça, je n'ai pas encore trouvé.
Une question .... sur le phénomène "Twilight" ("aaaaaaah non, encore ce navet à l'eau rose" je cite un terminale S de mon bahut qui n'a pas dû pousser son courage outre le premier chapitre des Mémoires d'Outre Tombe de Chateaubriand). As-tu lu les livres ? Si oui, qu'est ce qui t'as donné envie de les lire ? Et que penses-tu de l'adaptation cinématographique (même si tout le monde sait que c'est pour gagner un peu plus d'argent, vive la crise) ?
Je me suis débrouillée pour lire les quatre avant d'aller voir le film. Le premier reste de TRES loin le meilleur. J'ai vécu pour ce premier tome pendant au moins une semaine avant d'entamer le deuxième, c'est vraiment grave. Ca ne m'est jamais arrivé (je vais passer pour fleur bleue alors c'est pas mon genre).
Tu peux me dire que tu n'aimes pas, après tout ça n'est pas un crime ^^
Et sinon, je voudrais te faire découvrir ceci : http://gothicnarcissus.deviantart.com/
Ce gars-là a quelquechose qui passe à travers ses photos (aussi retouchées soient-elles)
Pfiou, j'avais envie d'écrire
A bientôt !
Ah, les TPE, j'avais adoré ! Ma meilleure amie et moi avions travaillé sur la place de la femme dans l'oeuvre d'Oscar Wilde, et la manière dont cela reflète ou non la société victorienne. Très honnêtement, on avait tout déchiré :D. Ne te fais pas de souci, je suis sûre que tout se passera bien. Les profs sont en général assez cool sur les TPE, et comme je suppose que tu as bien travaillé, ça ira très bien ! Quel était ton sujet ?
Ah, Rousseau, je ne sais toujours pas si je l'adore ou s'il m'exaspère... Le personnage est complexe, boursouflé de défauts mais terriblement attachant, et parfois génial. Le contrat social est vraiment un sommet de la philo politique... sa réflexion sur la souveraineté qui doit être totale et ne peut être partagée est toujours terriblement actuelle et je crois qu'elle résumera à jamais la plus grande difficulté à laquelle toute pensée politique se heurte.
Et la Nouvelle Héloïse est un peu tarte, mais radicalement nouvelle, et sans elle, jamais Les liaisons dangereuses n'auraient vu le jour, et ceux qui me lisent régulièrement le savent : pour moi, Les liaisons sont la clé de voûte de la littérature française, le summum de son esprit et de son génie, et un des romans les plus fascinants au monde.
Twilight... J'aime les vampires, de Dracula à Lestat, et le thème des amours qui ne peuvent être consommées m'a toujours intéressée, pour des raisons autant esthétiques et littéraires que personnelles, ce qui m'a poussée à lire le premier tome. Et je serais hypocrite de dire que je n'ai pas pris de plaisir à le lire. C'est un excellent "page turner" qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin, et j'ai trouvé certaines scènes réellement belles et touchantes. Je comprends très bien son succès. Cela dit, j'ai trouvé le thème et l'histoire sous-exploitées : le style rachitique, la psychologie peu fouillée de Bella, un manque de magie par la pauvreté de la langue par moments, m'ont gênée. Je me retrouve un peu dans ce que tu dis ("j'ai vécu pour ce premier tome une semaine avant d'entamer le deuxième") : après avoir lu le premier, j'ai senti, sans trop savoir pourquoi, que les tomes suivants aller gâcher la grâce du premier. J'ai parcouru des résumés des suivants sur internet, et cela a confirmé mon impression : des histoires de guerre entre deux clans, de loups-garous, d'hésitation entre je sais plus comment, le poilu, et Edward (quelle couillonne, cette Bella ! Quand on a Edward Cullen on hésite pas une seconde, on devient vampire et c'est tout ! ;)), je n'avais pas envie de lire ça. La guerre vampires/loups-garous, j'ai déjà vu ça dans Underworld, ça va bien maintenant. Ce qui faisait la magie du premier, c'était ce jeu de séduction dangereuse, et c'est tout ce qui m'intéressait. Donc je n'ai pas lu les autres et je ne les lirai pas.
J'ai vu le film et je l'ai cent fois préféré au film. Le style anémique de Meyer disparaît au profit d'images superbes, la technique cinématographique de la réalisatrice (lumière, angles de vue, montage...) est mille fois supérieure à la technique littéraire de l'auteur, et le couple d'acteurs est très bien choisi (sans parler de sa beauté que toute fille reconnaît, j'ai admiré le jeu de Pattinson, vraiment juste et charismatique, il m'a rappelé Johnny Depp par moments, et c'est un compliment). Mais là encore, je pense que je n'irai pas voir les suivants : la réalisatrice change, ils seront tournés très vite, les uns après les autres, je pense qu'ils y perdront terriblement, et de toute façon, l'histoire me déplaît.
Voilà, j'espère que ma réponse-fleuve te satisfait ;)
Je suis allée voir le Deviant Art dont tu m'as donné le lien. J'ai bien aimé certaines photos, mais je n'ai pas adoré : je pense que j'ai moi-même fait trop de photos dans le genre pour être totalement sensible à cette esthétique ;).
Bonne soirée et bonne chance pour tes TPE !
Bises,
Ariane
Merci de répondre à tous nos commentaires! Je savais bien que ta trop longue absence était due à une immersion dans un état d'inspiration second qui, j'espère, gorge tes cahiers d'encre jusqu'à la tranche comme tu le dis si bien! Tant mieux pour nous...la prochaine lecture qui nous attend n'en sera que plus savoureuse...Continue!
Bon, cela dit, je vais essayer de ne pas attendre deux mois avant de poster à nouveau quelque chose ici !
En espérant que tout va bien pour toi ?
Bises
Ariane
Tu parles souvent dans ton blog d'oeuvres étrangères, et j'ai cru comprendre que tu les lisais en version originale (anglais et allemand). Comme ça, tu es trilingue ? Tu as des origines étrangères ou bien simplement un don pour les langues ? ^^ J'aimerais moi aussi beaucoup lire les livres dans leur version originale mais j'avoue que mon piètre niveau de langue ne me le permet pas...
Et sinon, comment vont tes études ? Que comptes-tu faire après ? Te consacrer entièrement à l'écriture ou bien avoir un "vrai" métier ?
Merci pour tes réponses, si réponses il y a ... Et bonne soirée !
Sinon, j'ai appris le latin, et j'en suis très heureuse, même si le rapport à une langue que plus personne ne parle est différent, et que ce manque de stimulation humaine m'a empêchée de la maîtriser vraiment. Et j'apprends depuis quelques mois le suédois, avec une ferme résolution !
Mes études... ça va, merci ! :) Je suis élève de l'école normale supérieure, et je poursuis une licence d'allemand. Je voudrais m'orienter vers un master allemand-philosophie l'an prochain. L'écriture sera toujours pour moi ma priorité absolue, indiscutable, et tout le reste est relativement accessoire à côté, mais pour l'instant, j'adore mes études et je sais combien elles apportent à mon écriture. Je n'envisageai pas de ne pas en faire. Pour ce qui est des métiers, bref, des occupations autres, je verrai, j'ai le temps... et une seule certitude : j'écrirai, toujours !
Merci pour ton passage ici et ce mot qui m'a fait plaisir.
Bonne soirée !
Ariane
C'est qu'il se fait bien désirer ce roman! Houu que mon futur jugement sur ce bouquin d'aiguise de jours en jours...
Morte, non, heureusement pas encore, j'ai bien trop de choses à écrire pour me payer un tel luxe !
Et oui, mon roman se fait attendre, autant qu'il faudra... Je préfère prendre le temps de réfléchir, travailler et re-re-re travailler autant de fois qu'il le faudra, plutôt que de bâtir un "plan de carrière médiatique" et être un auteur kleenex... Mais ne t'inquiète pas, je ne végète pas, j'écris vraiment. (Merci de t'en inquiéter, d'ailleurs... C'est tellement bien de se sentir attendue ! Merci !)
J'espère que tout va bien pour toi ?
Bises,
Ariane
J'espère que tu répondras à ma question ! c'est un sujet qui m'intéresse et apparemment, toi aussi...
bonne soirée !
Oh, merci ! *je rougis*
Bonne soirée !
Ariane
Je crois que beaucoup de lecteurs vous adorent et attendent avec impatience ce prochain roman. C'est mon cas, d'autant plus qu'il se déroule au Moyen-Age, période que j'adore. Bien à vous.
PS : Connaissez-vous l'histoire de la " Grand Goule" et du "Bitard" ( cher aux étudiants Poitevins ) ? Les deux ont leur origine dans le passage de RABELAIS à POITIERS et figurent dans ses écrits au même titre que la description de ses "orgies" au dolmen de la " Pierre Levée", qui existe encore.
Mais non, mon prochain roman ne se déroule pas au Moyen-Âge, mais aujourd'hui ? Ai-je écrit quelque chose qui puisse induire en erreur ? Regardez la fin de mon dernier article : je précise que je parle du monde contemporain, et j'explique pourquoi. J'espère que je ne vous déçois pas trop !
Grand goule et Bitard ? Racontez-moi ? Je suis curieuse ! Votre connaissance du Moyen-Âge et du XVIe siècle est un bonheur :)
J'espère que tout va bien pour vous,
Amitiés,
Ariane
sonia 93
Tu écris toi-même ? Un essai, à quel sujet ? Raconte un peu !
Merci pour le gentil commentaire... Quelque chose de triste ? Peut-être, oui, mais pas seulement. Je ne me cantonne pas à la mélancolie : écrire est mon rapport particulier au monde et à moi-même, donc le vecteur de toutes les émotions et les agitations. Heureusement.
A bientôt sur ce site, je l'espère ?
Bonne soirée,
Ariane
Je suis étudiante à l'école de journalisme de Lille. Je souhaiterais vous contacter et vous poser quelques questions pour un article politique. Est ce que vous pourriez répondre sur mon adresse mail afin d'en discuter?
Merci et à très bientôt
Marianne
Bonne soirée, à bientôt,
Bien à vous,
Ariane
j'adore ton site! moi par rapport aux livres de Stephenie Meyer j'ai d'abord vu le film, et je suis devenu accro! à robert !!!!, j'avais faillit les lire avat que le film soit sortit au cinéma mais je n'en est pas eû le temps mais tout de suite après j'ai lu le premier tome et il n'y a pas si lontemps que cela j'ai finit de lire le 2° et une amie ma conseillée de ne pa lire la quatrième de couverture ce que j'ai fait car autrement cela nous enlève tout le suspense !
et au début du 2 on peut déprimer c'est ce que à fait une amie mais on peut rester accro jusqu'au bout mais j'attend toujours le 3 qu'elle doit me passer pour les vacs (j-1!!!!!!!) et je suis totalement en manque pour savoir la suite c'est trop dure mais comme toi je n'ai pas trop aimé le conflit entre les loup-garous et vampire mais Kristen (Bella) elle si elle devais choisir entre les deux elle serais un loup-garous parce que ils assume complètement leur vrai nature et Robert lui il serait plutôt un vvampire comme Edward xD! bref! avant j'ai fais pareil pour pirates des caraïbes et à ce sujet ils vont faire 3 nouveaux films j'espère qu'ils seront à la hauteur des 3 premiers !
dans mon blog il y a un peu de tout et quelque délires avec des phrases que j'ai inventées mais bon moi je ne rouve pas tellement que se sont des délires ! je trouve plutôt que c'est un peu ma philosophie à moi c'est pour sa que plus tard au lycée je voudrais étudier la philosophie et en 2nde (l'année prochaine!) la pignmentation des yeux sa n'a rien a voir mais c'est mes passions depuis un peu plus de deux ans ! les nuages la mer le ciel le vent tout cela et les yeux m'inspire ! je suis toute à eux! j'ai l'esprit assez poètique etle temps et les gens je les affronte avec une certaine lenteur mais une profonde réflexion sur la vie en générale!
voilà je vais te donner vite fais une entrevu de mes phraseset si j'ai fais des fautes d'orthographes je te fais mes plates excusent!:
la nuit éternel reste à jamais notre source d'inspiration, aussi sombre soit-elle elle nous fascineras pour toujours !
j'hère comme une âme solitaire au carrefour de la vie dans les couloirs de ma vie perdu sans pouvoir prendre une direction.......
la sollitude est notre amie a jamais car elle seule nous resteras pour toujours fidèle jusqu'aux frontières du temps et dans le méandres de l'inconscience..........
la mor est notre repos ultime doux et à la fois terrifiant on en ai fasciné et à la fois triste mais au stade mourant le fascinant l'emporte et nous somme apaisée pour l'éternité repos dans les ténébres les plus douces qui soit après le paradis.........
voilà c'est un peu du pure délire là mais bon je sais pas là j'étais inspirée! dis-moi sque t'en pense!
merci!
Pauline
Je crois que le prochain Pirate des caraïbes est réalisé par Tim Burton ? J'espère ne pas me tromper... car un Pirate avec Depp sous la direction de Burton, qu'est-ce que ça doit être bien !
Tu entres au lycée en septembre, tu m'as dit : profite, ce sont vraiment de super années ! La philosophie et la pigmentation des yeux... effectivement, c'est un plan d'études original ;).
Tu as le temps de découvrir la philo, mais en attendant, je ne peux que te conseiller de lire beaucoup (de littérature, bien sûr, et autre chose si tu le souhaites !) : c'est vraiment par là que tu aiguiseras ton esprit critique, ta créativité, et ta compréhension du monde en général... et en plus, ce sera un plaisir immense ! Qu'est-ce que tu aimes lire, en général ?
Je ne peux pas te dire ce que je pense de ton envolée sur la nuit et la mort, car ce sont quelques lignes en vrac, pas un texte structuré et travaillé, et sincèrement, ce qui fait littérature, ce n'est pas la spontanéité, c'est l'effort et la rumination ! (et oui, je sais, pas très attirant...) Mais ce que je vois, c'est que tu es vive, créative et amoureuse des mots, et ça me paraît être un très bon début... pour quoi que ce soit, d'ailleurs !
Sur le thème de la nuit, de la solitude et de la mort, je ne peux te conseiller qu'un texte, que je trouve incomparable : Les hymnes à la nuit, de Novalis. Vraiment, lis-le, savoure-le, et dis-moi ce que tu en penses. C'est un des plus beaux textes que je connaisse.
N'hésite pas à revenir ici, ce sera avec grand plaisir !
Bonne soirée !
Ariane
Je n'ai pas reçu votre mail...! Pouvez-vous m'écrire de nouveau pour me donner votre adresse (ou un numéro de téléphone si vous préférez, c'est même mieux pour moi!).
A bientôt
Marianne
Je suis surprise, je ne comprends pas ce qui s'est passé... Je vous renvoie mon mail tout de suite.
Bonne soirée,
Ariane
Je suis contente de voir que tout va bien pour toi, que tu fais de nouvelles découvertes littéraires et musicales, et que tu continues d'écrire. J'espère qu'il en ira encore ainsi :)
Pour ma part, je découvre et redécouvre des auteurs, je travaille comme je peux, même si c'est pas évident de s'organiser (surtout quand on a toutes les tentations à portée de main!) comme on le voudrait. Les concours blancs ont été un peu fatiguants, comme tu l'as peut-être éprouvé sur le coup; heureusement que les vacances de Noël sont venues! Mais j'avoue que les deux derniers mois ont été durs...C'est terrible de se sentir démotivée, fatiguée, incertaine à propos de tout. La moitié de mon année en hypokhâgne s'est écoulée, et je ne sais toujours pas précisement ce que je veux faire. À ce qu'il paraît, tout élève en prépa qui se respecte passe toujours un moment dans le creux de la vague. Mais comment manier le gouvernail de manière à s'en sortir? J'espère que la suite de l'année ne sera pas trop invivable! A priori, je pense continuer en khâgne mais je ne peux m'empêcher de m'inquiéter en ce qui concerne mes futurs états d'âme, surtout en perspective des concours :p Je pense à mes camarades venant de Normandie et Montpellier, et je trouve qu'elles ont beaucoup de courage.
Eh bien, toutes ces anxiétés, les joies de la prépa...ça doit te rappeller des souvenirs, je me trompe? :D
Enfin, j'aime beaucoup ton poème, il me rappelle un peu un certain Charles^^
J'entends les appels de la dissert d'histoire et de la recherche de géo, qui se font de plus en plus bruyants...Difficile de ne pas succomber à l'aliénation :D
Je t'embrasse
Je crois que le découragement à mi-hypo est absolument obligatoire... Ne t'en fais pas, relativise, souviens toi des bonnes choses de la vie (type Johnny Depp, le chocolat, l'amour et les tulipes). J'aurais tendance à t'encourager à faire une khâgne : on souffre moins qu'en hypo, on comprend mieux quel profit en tirer pour sa vie intellectuelle et personnelle, on a l'impression que le puzzle de savoirs épars prend peu à peu forme... Bref, je crois que c'est une année plus enrichissante, et que la prépa ne t'est utile que si tu vas jusqu'au bout.
Courage en tout cas !
Ah, merci pour le commentaire sur le poème, je désespérais que quelqu'un le lise ! ;) (Enfin, peut-être que tous les autres l'ont détesté et se taisent, par délicatesse. C'est possible.)
Bonne fin d'hypo. Mais oui. Ton cerveau te dira merci un jour ;)
Bises !
Ariane
Bonsoir !
Je suis très heureux d’apprendre que vous vous portez à merveille Ariane - outre cette forme inquiétante de psychose obsessionnelle gravitant autour de Ce-qu’on-attend-tous-et-qui-n’a-pas-de-nom. Oui, très heureux, et j’éprouve un bonheur infinie en constatant par la même occasion que seuls les lecteurs assidus - hélas - de ce blog ont dépéri ces quinze derniers siècles, en vous guettant derrière l’écran, un bol de café chaud fumant doucement près d’eux. Le processus de création engendre de nombreux sacrifices, mais de là à provoquer le génocide de ses fans par déshydratation, je crois qu'on peut parler de performance :)
Aux antipodes, je trouve ce poème très intéressant, puisqu’il démontre une fois pour toute que le grand Cthulhu a joué un rôle fondamental dans l'extinction du peuple Maïa - ou serait-ce l'abus de feuilles de coca associé à une mauvaise connaissance des sols de la région ?
Je partagerai volontiers davantage de lignes avec vous ce soir, hélas, j’ai commis la terrible erreur de boire ce fameux bol de café chaud - fortement moisi depuis le temps, vous imaginez bien.
Agonisant sur le seuil de mon clavier, je vous souhaite de terribles insomnies créatrices et une faim d’écrire approchant la boulimie - pour le reste, voyez avec le Père Noel.
Que tes chemins soient larges et paix sur tes jours Ariane,
Arnaud.
P.S: Je vénère personnellement les années 70, avec ces hommes et femmes qui ont revendiqué avec tant d'énergie la liberté, la paix et le rock'n'roll - pour finalement inventer le télé-achat et manger surgelé.
J'ai adoré la conclusion de ton commentaire. Du grand art, phrase magnifique tant sur le plan du style que de l'idée. Je te plagierai discrètement un jour, sois-en sûr. Merci pour ta contribution involontaire.
Je sais que mon rythme de publication a un côté sismique... on guette la faille pendant 20 ans et le Big One débarque sans prévenir. Pour pallier mes manquements, je suggère l'abonnement à la Newsletter. Ca évite la déshydratation.
Merci Arnaud pour le sourire. Tu es officiellement invité à revenir sur ce blog, dès que j'y poste un truc...
Bonne soirée !
Je préfère cela à mon ordinateur.
Amicalement.
Clément
Merci en tout cas pour l'intérêt que vous me portez, il me touche.
Bien à vous,
Ariane
Bien qu'étant né en 51, je ne prends pas pour une attaque votre dernier "post".
Ce furent les années d'après-guerre, le fameux "baby-boom", où les bébés de l'époque devinrent les fameux "soixante-huitards" ( j'en fais partie).
Je ne crois pas étouffer les jeunes que je côtoie par des discours d'"anciens combattants". Ce sont souvent eux qui sont curieux de cette époque.
Il faut dire que la puribonderie de l'époque était importante, les écrits "muselés" par les critiques ( je pense à BORiS VIAN) dont vous ne parlez pas et à toute la "faune " légendaire de St Germain des Prés, café de Flore, .....
L'une des rares survivantes de cette époque du quartier latin, vous allez peut-être rire, est Juliette GRECO et il n'est pas étonnant de la voir "soutenir" un slameur, en l'occurence GAD AL MALIK, je crois.
C'est une suite normale de son caractère indépendant et positif.
J'ai vécu difficilement les 3 ou 4 année qui suivirent 68.
Il fallait à tout prix, dans l'enseignement supérieur et même au lycée, montrer "patte blanche".
A l'Ecole Normale où j'étudiais, il y avait - avec des formateurs - des "cellules" strostkystes, maöistes, léninistes et communistes. Ces dernières étaient très mal vues. Mal vu également, le Directeur de l'Ecole Normale, qui ne cachait pas son adhésion au PCF. Je me rappelle d'un jour où nous avons eu la visite de LOUIS ARAGON qui fut copieusement sifflé et ceux qui l'ont rencontré, traités de "jaunes" !
Je m'éloigne un peu du sujet, mais nos travaux, à l'EN, en littérature, en particulier, étaient assez orientés : SARTRE, S. de BEAUVOIR, VIAN, les oeuvres de MARX, ENGEL, etc...
Nouveau sujet : je vais vous adresser sur votre adresse pesonnelle des pièces jointes sur la " pierre levée " de POITIERS où se déroulèrent des orgies pantagruéliques menées par RABELAIS, ainsi que sur la légende de la "GRAND GOULE " et la tradition du "BITARD".
Vous aves compris que j'adore l'histoire autant que la littérature, mais mes années de retraite défilent trop vite !
Je ne sais pas où j'ai pris que votre roman se passait au Moyen - Age ? Peut-être parce que je lisais des ouvrages sur le sujet, de Régine DESFORGES que je connais bien ( elle a reçu ma classe à Montmorillon et est très férue en histoire).
Actuellement, je complète mes dossiers sur la révolution : j'ai "avalé" les 2 bouquins de MAX GALLO, qui me paraissent intéressants comme moyen d'aborder cette période.
Mais le roi apparaît comme le bon et les autres le méchant.
Je fais également des recherches, ça et là, pour savoir ce qu'est devenu LOUIS XVII après la mort du roi et de la reine et toutes les théories qui ont été faites ! IL y a un nombre incroyable de pistes... et d'imposteurs !
Pardon pour mon bavardage.
Bien à vous, Ariane.
Je sais bien que vous n'étouffez pas les jeunes ! Vous n'étiez évidemment pas ma cible ;). Et évidemment, je suis toujours curieuse de lire les témoignages de 68, de ces années effervescentes, même si je crains toujours le "c'était plus extrême, plus vivant, plus libre avant"... J'affirme la créativité et le droit à la différence de ma génération : nous ne referons pas 68, nous vivrons et agirons autrement.
Mais je me doute bien que cela devait être passionnant d'être étudiant lors de la grande vague des gauches... de Marx aux situationnistes... un peu étouffant, aussi, parfois, comme vous avez l'air de le suggérer !
Merci encore pour tout ce que vous m'avez envoyé. Vous êtes super. Je suis heureuse de vous voir profiter de votre temps libre pour lire, dévorer des livres, et vous passionner pour le monde ! Continuez ainsi !
Je vous embrasse,
Ariane
Les amis d’Ariane
Guettant de temps à autre un nouvel article, je me permets de te livrer (et aux autres blogueurs bien entendu) quelques réflexions sur de récents événements qui m’ont plu, en attendant ton retour !
Actualité lilloise oblige, je tiens d’abord à faire la promotion de l’ONL (Orchestre National de Lille pour les non initiés) qui, sous la magistrale direction de JC Casadesus, fait chaque année des concerts époustouflants. L’une de leur dernière prestation (gratuite pour les étudiants ! Vive la culture à Lille !) : le concerto pour violon de Tchaïkovski avec l’incroyable soliste Janine Jansen, a enflammé la salle du Nouveau Siècle (vous pouvez voir des extraits sur son site : http://www.janinejansen.com/tchaikovsky/) J’étais au troisième rang PILE devant elle, je l’entendais même respirer, je peux te dire que sa performance m’a littéralement écrasée, envoutée et transportée dans un autre monde. Mais Janine Jansen n’effaçait pas non plus l’imposant ensemble qui l’accompagnait : elle amenait délicatement la mélodie, dont l’orchestre se saisissait avec une résonnance plus grande encore pour mieux nous emporter sur les flots de la musique….bref, j’ai vibré ce soir-la ! A noter l’étonnante performance du chef d’orchestre Mishiyoshi Inoue, qui dirigeait l’ensemble avec une souplesse incroyable…j’ai parfois eu l’impression qu’il allait se mettre à nous faire une démonstration de Tai Chi ou plutôt de Kung Fu vu le rythme endiablé du morceau !!
Chaque année l’ONL organise également la projection d’un film muet sur lequel l’orchestre joue directement la bande son …le résultat est toujours très fort, d’une acuité incroyable, on ne perçoit jamais le film de la même façon...ou peut-être suis-je trop sensible à la musique…des images du Cuirasse Potemkine ici : http://nord-pas-de-calais-picardie.france3.fr/info/lille-metropole/51904794-fr.php (la vidéo est à droite).
La programmation du Théâtre du Nord vaut aussi vraiment le coup cette année : j’ai vu récemment Marie Stuart de Schiller que j’ai beaucoup aimé, comme le Canard Sauvage d’Ibsen, même si c’est tout de suite beaucoup plus austère… Et pour ceux qui seraient dans les environs il y a le festival Lille 3000 qui va bientôt commencé, aux couleurs de l’Europe cette année : découvrez le programme ici : http://www.lille3000.com
Est-ce que quelqu’un est allé fouiner du côté de la Porte de Versailles au salon du livre ? Avez-vous fait des trouvailles sur le Mexique ? J’ai une lecture un peu décousue de El general en su laberinto de Garcia Marquez (bon ok il n’est pas mexicain mais colombien…) et je ne me lasse pas de la richesse de la langue de cet auteur, de la précision de ses descriptions, des tissus froissés, des odeurs fugaces…on est aux frontières de la folie et du désespoir, confronté à la décrépitude des corps (ici du Général qui n’est autre que Simon Bolivar) dans une ambiance de fin crépusculaire. L’auteur joue remarquablement bien avec les différents points de vue des personnages, de sorte que l’on ne sait plus ce qui est de l’ordre du réel ou de la folie…J’aime ce mélange, cette perte de repères…et pout finir il y a deux livres que j'ai beaucoup aimé : Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro mais surtout le drôlissime La physique des catastrophes de Marisha Pessl.
Ah oui et sinon j’ai bien accroché moi aussi avec le groupe Get Well Soon…par contre Lacrimosa j’y arrive décidément pas…je n’ai peut être pas écouté les bons titres, tu en as certains à me recommander ?
Oui, j'ai fait une razzia mexicaine au salon du livre, j'en parlerai prochainement - dès que je prendrai mon courage à deux mains, en fait ;)
D'Ishiguro, je n'ai lu que The remains of the day, et plusieurs fois, tant j'ai aimé et surtout admiré cette oeuvre : littérairement, c'est un tour de force... J'ai lu La physique des catastrophes, et j'en ai savouré de nombreux passages, mais je dois avouer que le dénouement m'a déçue : je m'attendais à tellement plus fort, plus dramatique. Enfin, c'est une lecture que j'ai aimée malgré tout.
J'ai du mal à recommander quoi que ce soit pour Lacrimosa, car pour moi, écouter Lacrimosa ne relève pas du goût musical mais de la mystique ;) J'ai un rapport de fanatique à cette musique, je l'avoue, et j'aime absolument tous les titres, car pour moi, c'est une oeuvre unique. Je peux quand même citer l'album Elodia, tout l'album (car il est conceptuel), et l'album Echos (même chose). Ce sont deux albums à écouter d'un bout à l'autre, car tous les titres se tiennent, chronologiquement... Je sais, c'est une véritable initiation !
Merci beaucoup, Smadie, pour cette présence vive et stimulante sur mon blog. J'adore lire tes commentaires !
Bonne soirée,
Amitiés,
Ariane
Tu dois sûrement connaitre, mais je viens de découvrir y'a peu de temps, et ça me met de bonne humeur, même si les paroles sont quand même assez dépressives ^^; C'est As tears go by par Marianne Faithfull qui nous montre à nous, pauvres mortels sans talent, (évidemment tu ne fais pas partie du lot :p) qu'à 17 ans nous n'aurions pas été de faire le quart du millième de ce qu'elle a pu faire. D'ailleurs Dieu lui-même l'adorait, je parle évidemment du seul Dieu existant dans tout l'univers et autres dimensions parallèles : le grand Bowie! (Il était aussi amoureux de Françoise Hardy d'ailleurs!)
Sinon, j'ai hâte de lire ce nouveau livre :D Tu peux nous en dire un tout petit petit petit peu plus, du genre le personnage principal? Septembre, rentrée littéraire je conçois mais c'est dans longtemps!
(Ça sent l'horrible piège les questions politiques... Ah la popularité!)
A plus! :D
Ne sombre pas dans la mortification hypokhâgneuse. Non, tu n'es pas un pauvre mortel sans talent. Crois en toi, tu vaincras le concours blanc.
J'aime beaucoup Marianne Faithfull, et j'ai écouté avec plaisir le titre que tu m'as envoyé. Merci de partager :) Et oui, oui, je souscris à l'affirmation : Bowie est Dieu ! le seul ! le grand ! (enfin, dans le rôle du plus lumineux des archanges, je nommerai Tilo Wolff, lui même admirateur de Bowie. Et tu connais l'histoire : le plus brillant des anges, Lucifer, l'étoile de l'aube, devra déchoir et devenir le triste, le sinistre Satan. Wolff, c'est the dark side.)
Mon livre ne sortira pas ce septembre ! Sinon, j'aurais déjà dû le remettre depuis quelques temps... le cycle éditorial est très long, surtout pour les livres qui ne sont pas en prise directe avec l'actualité et se veulent littéraires. Septembre 2010, peut-être (je dis peut-être, car je ne veux pas provoquer le sort, et aucun éditeur n'a encore pris ce manuscrit, et pour cause : il n'est pas écrit !).
En dire plus... déjà, il n'y a pas de personnage principal, mais une galerie de personnages principaux. Jeunes. Cela se passe principalement en Allemagne. Et ce roman est extraordinairement important pour moi. Voilà ! Mais merci de t'y intéresser...
Merci pour tes commentaires adorables. Reviens quand tu veux !
Bonne soirée, bises,
Ariane
Je n'insulte pas mes lecteurs pour rien, quand même. (Enfin, d'ailleurs : je n'insulte jamais mes lecteurs, c'est à dire, ceux qui ont pris la peine de lire avant de critiquer. J'accepte tout à fait la critique de celui qui a vraiment lu. On a parfaitement le droit de ne pas aimer ce que je fais. Non, je m'énerve contre les parasites du web qui n'ont rien vu, rien lu, et qui viennent décharger leur frustration existentielle sur moi !)
Bonne soirée :)
Bonne soirée !
J'avais laissé un commentaire y'a quelques jours, il a pas du apparaitre... C'est pour ça que je me suis dit que c'était le mien qui avait fait un truc étrange.
Heureusement je n'avais acheté pas acheté le livre !
En fait, j'y trouve un certain plaisir, les sujets à traiter concernant les diverses compétences en pédagogie. Cela me redonne aussi le moral et mon fils trouve que les "vieux" ont encore des idées !
Actuellement, je "potasse" les "Fleurs du Mal" ( mémoires scolaires) en liaison avec les 3 CD sur lesquels ils ont été merveilleusement mis en musique par Georges CHELON et par B. LAVILLIERS.
Bien à vous, en espérant vous lire bientôt, et tous mes voeux pour vos études.
Et j'aime bien ce que vous faites!
Merci,
charlotte
Breef, donc je suis de passage!
Encore Merci pour cette intervention, c'était teeeeeelleeeeeeeent bien!!!
Enfin quelqu'un qui a la même façon de penser que moi :D [ Super!!!! ]
Moi aussi j'adore écrire!! Peut être en ferai-je mon métier? (ou pas...)
Donc encore merci d'être passer, j'espère vous (tu) [??] revoir un jour :D
A bientot!!
Bisous!
En ce qui me concerne, je suis une retraitée de 1L, j'ai enfin FINI de passer toutes mes épreuves, j'ai donc fait un feu de camp avec de mes annales de maths et de physique, et je ne vais pas tarder à faire un autel à la philo ...
Ce fut une année fort enrichissante, même si j'ai dû bosser le français alone, mon prof considérant que le commentaire était acquis alors que je l'ai découvert cette année (j'aime l'Educ Nat' à un point ...) donc je me suis traînée des 9 toute l'année sauf au dernier, sur Louis Ferdinand Céline, auquel j'ai eu 11 (mi-ra-cu-lus). Son style est tellement génial, j'ai adoré :D
Sinon à mon EAF, on avait à commenter la fin de Kean, adapté par Sartre. Beau texte là aussi. A mon oral (aujourd'hui) j'ai eu droit au monologue de Figaro "En quoi Figaro prouve-t-il ses qualités d'écrivain", je te laisse méditer là dessus ... Et dire que je voulais Rimbaud, bah tant pis !
Je profite de mon statut de presque Terminale en vacances, ça fait tellement de bien !
R.I.P. Michael Jackson en passant, but the show must go on !
Au plaisir d'avoir de tes nouvelles,
Sophie
Je vais de temps en temps sur ce blog et voir combien il y a peu de nouveaux articles me comble. Ca prouve que tu dois avoir l'inspiration prolixe ou du moins que tu es occupée, j'attends donc le roman auxquel tu travailles.
J'ai pu te voir confrontée à Zemour, même si je ne suis pas d'accord avec toutes tes idées, je n'ai pas pu contenir mon indignation, j'ai trouvé qu'il s'étouffait tellement dans son arrogance et sa prétention qu'il passait à coté de quelque chose : Le changement, il est impossible de vouloir qu'on continue comme avant, et tu le dis toi même " on a tout dit". Voir que ce grand " critique " ne comprenait rien à ton livre me laissait partagée entre la consternation et le cynisme.
Enfin bon... Je vois les années qui passent. Quand j'ai lu dieu est une femme par un hasard total, j'aurais aimé m'entraîner par écrit à être ton âme "ennemie" comme tu l'attendais alors, ça aurait été un bon défi pour moi, ta manière d'écrire aiguisait ma curiosité.
Ensuite, j'ai lu "dernières morsures" et cette façon quasi "ethnologique" ou plutôt anthropologique que tu as de décrire les ados m'a beaucoup fait rire. Enfin, l'attente de ce roman, voir comment ta plume évolue.
On peut te repprocher pleins de trucs, mais tu as une façon d'aiguser la curiosité que je n'avais encore jamais vu, ça parmi d'autres qualités c'est un plus.
J'espère arriver à suivre tes traces, arriver à publier un livre un jour, ça me remplirait de fierté. En attendant ce poème bien que "trop savant " pour moi comme un poème de Mérimée mais en plus plaisant est très beau. J'attends de tes nouvelles.
Que les muses ne te fassent pas mauvaise figure.
Chère Ariane Fornia
C'est avec de la considération respectueuse que je vous envoie mes premières lignes de salutation. Il se trouve, lorsque je déambulais dans une librairie esseulée, de découvrir, dans le plus pur hasard votre roman, " Dernière morsure" et il a excercé sur mon être un attrait tel, qu 'il m'a poussé à vous communiquer un message sur votre blog. En effet, ce roman peint une sorte d'inventaire de l'adolescence sous des dehors contemporains et personnels. J'ai constaté que vous possédez un certain talent d' analyse à décrire la jeunesse dans ses attitudes de dire et de faire et d'une manière si spontanée, qu'il vous arrive parfois, de frôler une outrance exécrable qui bien sûr est vraie, mais que je n'apprécie pas beaucoup . En ce qui me conserne, je ne voudrais surtout pas vous blâmer sans réellement connaître votre nature profonde de romancière qui s'épanouit lentement. J'oserai même vous révèler une parcelle de mon identité, en disant que je suis une jeune fille (ou jeune femme si l'on préfère) de dix-huit ans et que je voue également une passion puissamment vive pour nos belles-lettres françaises. Je suis d'ailleurs doublement heureuse et surprise que nous ayons eue l'entreprise réciproque de rédiger un roman qui expose un résumé de l'adolescence. Car j'ai écrit cela par opposition à vous, sous une forme de philosophie métaphysique (par exemple: l'indifférence entre les lycéens qui les poussent à l'agressivité et à l'isolement, le culte de la drogue et des soirées festives, les possibilités d'actions et de solidarités réalisables avec un objectif commun.)
Chère Ariane, j' affirme toujours qu'on ne sait véritablement pas ce qui peut surgir des ténèbres de l'inconnu. Serais-ce pour moi un enthousiasme d'avoir de vous une réponse de mon commentaire ? Ah, j'en éprouverais un bonheur constant.
Je vous adresse un cordial aurevoir et je l'espère un bientôt de même.
Je crois certainement que je vous aie déjà adressé mon cordial message de bienvenue sur votre blog personnel. Mais je constate pourtant que vous n'aviez pas répondu à ma première salutation, puisque je la ne vois pas. Mais après tout, ne vous tourmentez pas de cela, je sais parfaitement qu'il doit être difficile de répondre à tous les messages, en étant criblé de devoirs et disciplines d'étudiant. Donc, je voulais vous dire que votre roman '' Dernières Morsures" a exercé sur moi un tel attrait, qu'il m'a poussé à vous communiquer ma franche impression sur vos écrits concernant votre description sur l'adolescence. Vous possédez tout de même un talent à peindre l'esprit juvénile dans ses façons de dire et de faire. Par contre, je n'ai pas apprécié l'outrance de langage et un manque de sérieux qui jaillissent parfois de vos pages. Surtout, mon but n'est pas de vous blâmer sur votre art littéraire qui s'épanouit lentement. Vous savez, Ariane, j'oserai même vous révéler une parcelle de mon identé en disant que j'aie dix-huit ans et que moi également, je vous un amour puissamment vif por nos belles-lettres françaises. J'écris d'ailleurs, en ce moment, un recueil de nouvelles intitulées ''la jeunesse contemporaine''
j'espère recevoir votre réponse très bientôt.
Chère Ariane
Je vous adresse un cordial message de salutation.
Je vous invite a visiter leur site internet très ... interressant : www.all-for-you.fr
Pour ma part, j'entre en khâgne histoire-géo avec joie et bonheur (je sais, j'en fais trop :p)! J'ai comme l'impression que cette année va à la fois passer très vite et s'accompagner de changements...En tout cas, une chose est sûre : ce n'est qu'en cours que l'on prend véritablement conscience que l'on va beaucoup travailler cette année!
En parlant de littérature américaine, as-tu lu Fitzgerald? Je l'ai découvert en cours d'anglais avec The Great Gatsby, puis Tender is The Night. Ce fond de décadence des 'Roaring Twenties' qu'on y trouve me plaît, à vrai dire, et c'est à ça que la fin de ton article me faisait penser.
Encore une fois, j'espère que tout va bien pour toi :)
À une prochaine? ^^
J'attends de tes nouvelles